Un nez bouché ne devient pas moins pénible parce que l’on est à Tokyo, Kyoto ou au bout d’un long trajet en shinkansen. Le vrai problème arrive souvent au moment de choisir : se reposer, demander conseil à une pharmacie ou chercher un médecin dans une langue que l’on maîtrise mal.
Au Japon, il vaut mieux ne pas tout appeler « grippe » et ne pas improviser avec un médicament dont on ne connaît pas le dosage. Quelques repères, des mots simples et les bons services suffisent déjà à rendre la situation beaucoup moins opaque.

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Rhume, grippe ou symptôme inquiétant : commencer par la bonne question
Dans la conversation courante, kaze (風邪) désigne le rhume. La grippe se dit plutôt infuruenza (インフルエンザ). Ces mots sont utiles au comptoir d’une clinique, mais ils ne remplacent pas un avis médical : une forte fièvre, des difficultés à respirer, une douleur inhabituelle ou une dégradation rapide méritent une évaluation par un professionnel.
Pour une urgence qui exige une intervention immédiate, le numéro des secours est le 119 : demandez une ambulance. Pour un problème moins urgent, cherchez d’abord une clinique ou un établissement adapté à vos symptômes. À Tokyo, le centre métropolitain d’information médicale peut orienter les personnes vers des soins dans plusieurs langues ; ailleurs, le guide médical de la JNTO et le réseau Navii aident à repérer des établissements.
Un masque jetable reste un geste de courtoisie courant lorsque l’on tousse ou que l’on éternue dans les transports et les lieux fermés. Changez-le lorsqu’il est humide, évitez de le manipuler inutilement et lavez-vous les mains après l’avoir retiré.
Clinique ou hôpital : où aller quand on se sent mal ?
Pour un souci courant, une clinique de quartier est souvent le premier endroit à envisager. Les hôpitaux sont plus adaptés lorsque le problème paraît sérieux, qu’un service spécialisé est nécessaire ou qu’il s’agit d’une urgence. Les habitudes, les horaires et la nécessité d’un rendez-vous varient selon l’établissement : un appel avant de vous déplacer évite une attente inutile.
À l’accueil, gardez avec vous votre passeport, votre carte d’assurance japonaise si vous en avez une, ainsi que les coordonnées de votre assurance voyage. Si vous suivez déjà un traitement, notez le nom du médicament, sa dose habituelle et vos allergies. Cette préparation aide davantage qu’une explication approximative au milieu de la consultation.
Le système médical peut sembler plus direct que celui auquel on est habitué : inscription à la réception, questionnaire, consultation, paiement, puis ordonnance si elle est nécessaire. Pour mieux comprendre ce parcours, consultez aussi notre guide du système de santé et des hôpitaux au Japon.
Pharmacie et médicaments : demander de l’aide sans se tromper
Une pharmacie se dit yakkyoku (薬局) et le mot général pour médicament est kusuri (薬). Dans un drugstore, vous trouverez des produits en vente libre, mais le pharmacien reste la bonne personne à qui décrire vos symptômes, vos allergies et les traitements que vous prenez déjà. Ne cumulez pas plusieurs remèdes contre le rhume sans vérifier leurs ingrédients.
Pour demander quelque chose contre un rhume, vous pouvez dire kaze no kusuri (風邪の薬). Pour la gorge, nodo no kusuri (喉の薬) est une formule utile. Une ordonnance, elle, se dit shohōsen (処方箋) : le médecin peut vous la remettre afin que vous récupériez le traitement dans une pharmacie.

Les préparations en sachets individuels sont fréquentes. Elles peuvent être très pratiques, à condition de suivre exactement l’étiquette et les explications du pharmacien. Ne modifiez ni la dose ni la durée de prise parce qu’un produit vous paraît léger ou différent de ce que vous connaissez. Notre guide des médicaments japonais donne d’autres repères pour s’y retrouver.
Vocabulaire japonais pour expliquer ses symptômes
Une phrase courte et précise est souvent plus utile qu’un long récit traduit à la hâte. Vous pouvez montrer cette liste sur votre téléphone, ajouter depuis quand les symptômes ont commencé et signaler vos allergies avant toute prescription.
| Français | Japonais | Rōmaji |
| rhume | 風邪 | kaze |
| grippe | インフルエンザ | infuruenza |
| médicament | 薬 | kusuri |
| fièvre | 熱 | netsu |
| mal de tête | 頭痛 | zutsū |
| mal de gorge | 喉が痛い | nodo ga itai |
| douleurs musculaires | 筋肉痛 | kinniku tsū |
| douleur au ventre | お腹が痛い | onaka ga itai |
| frissons | 寒気 | samuke |
| fatigue | 疲れ | tsukare |
| toux | 咳 | seki |
| nez bouché | 鼻づまり | hanazumari |
| écoulement nasal | 鼻水 | hanamizu |
| vomissements | 嘔吐 | ōto |
| allergie | アレルギー | arerugī |
Ce qu’il vaut mieux préparer avant le voyage
Le jour où l’on est fiévreux n’est pas le meilleur moment pour fouiller une valise à la recherche d’une ordonnance. Conservez vos médicaments personnels dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance mentionnant leur dénomination commune internationale lorsque c’est possible. Certaines substances ou certaines quantités demandent une vérification préalable avant l’entrée au Japon.
Une assurance voyage qui couvre les soins et le rapatriement, une copie de vos informations médicales et le numéro à joindre en cas de besoin peuvent faire une différence concrète. Une fois sur place, le réflexe le plus sûr reste le même : demander de l’aide tôt, expliquer clairement ce que vous ressentez et laisser le diagnostic à la personne qui vous examine.
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