Vous vous demandez comment déclarer vos revenus au Japon, ou comment récupérer un impôt déjà prélevé en trop ? Pour les personnes qui y résident, cette déclaration porte le nom de kakutei shinkoku (確定申告).
Elle couvre les revenus du 1er janvier au 31 décembre. Pour les revenus de 2025, le bureau des impôts (税務署, zeimusho) reçoit les déclarations du 16 février au 16 mars 2026 : le 15 mars est un dimanche. Quand l’employeur a déjà fait l’ajustement de fin d’année, vous déposez le kakutei shinkoku pour ajouter une déduction ou corriger un montant que cet ajustement n’a pas pris.
Le dépôt se fait au guichet du bureau des impôts de votre domicile fiscal, ou en ligne avec e-Tax si vous suivez les écrans en japonais. Un conseiller fiscal (税理士, zeirishi) peut aussi préparer le dossier à votre place.
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Qui doit déposer le kakutei shinkoku ?
Un résident est imposé sur ses revenus mondiaux. Le résident non permanent, étranger qui a eu un domicile ou une résidence au Japon pendant cinq ans ou moins au cours des dix dernières années, laisse hors de l’impôt japonais un revenu de source étrangère tant que ce revenu n’est ni payé au Japon ni transféré au Japon. Le salaire d’un travail fait au Japon reste un revenu de source japonaise, même s’il est payé à l’étranger.
La déclaration concerne ensuite les personnes dont l’impôt n’a pas été soldé par la retenue à la source. L’Agence nationale des impôts la demande aux salariés dans trois situations :
- le salaire annuel dépasse 20 millions de yens ;
- le salaire vient d’un seul employeur, il a été entièrement soumis à la retenue, et les autres revenus, hors salaire et indemnité de départ, dépassent 200 000 yens ;
- le salaire vient de deux employeurs ou plus, il a été entièrement soumis à la retenue, et le total dépasse 200 000 yens entre le salaire qui n’a pas été ajusté en fin d’année et les autres revenus, hors salaire et indemnité de départ.
Avec plusieurs employeurs, une exception dispense de déclaration. Elle joue quand le salaire total, une fois retirés les abattements autres que les pertes diverses, les frais médicaux, les dons et l’abattement de base, ne dépasse pas 1,5 million de yens, et quand les autres revenus hors salaire et indemnité de départ restent d’au plus 200 000 yens.
Les indépendants déclarent recettes et dépenses dès qu’il reste un impôt après les abattements. Un emploi d’appoint, l’arubaito, entre dans le même calcul : le second salaire laissé hors de l’ajustement de fin d’année s’ajoute aux autres revenus.
Un changement d’employeur en cours d’année se règle selon l’ajustement déjà fait. Si personne n’a repris le salaire retenu par l’ancien employeur, la déclaration compare ce prélèvement avec l’impôt de l’année et récupère l’écart.
Les frais médicaux du foyer ouvrent une déduction quand la somme payée dans l’année, moins les remboursements d’assurance, dépasse 100 000 yens, ou 5 % du revenu total si celui-ci est inférieur à 2 millions de yens. La déduction est plafonnée à 2 millions de yens. Sous le plancher, elle vaut zéro. Au-dessus, un salarié déjà passé par l’ajustement de fin d’année dépose le kakutei shinkoku pour l’inclure, et la part de retenue qui dépasse l’impôt est rendue.

L’employeur peut déjà intégrer une personne à charge dans l’ajustement de fin d’année. Le crédit d’impôt d’un emprunt immobilier (住宅借入金等特別控除) passe par le kakutei shinkoku la première année. Les années suivantes, un salarié le fait reprendre dans l’ajustement quand l’employeur s’en charge.
Pour compter comme personne à charge en 2025, le proche doit avoir au moins 16 ans et au plus 580 000 yens de revenu total. S’il ne touche qu’un salaire, la limite correspond à 1 230 000 yens brut. À partir des revenus de 2026, ce plafond de revenu passe à 620 000 yens. L’abattement obtenu pour une personne à charge ordinaire est de 380 000 yens, retranchés du revenu de celui qui la déclare.
L’âge modifie la règle pour un proche qui vit hors du Japon. De 16 à 29 ans, et à partir de 70 ans, il peut être à charge avec les documents du lien familial et les preuves de versement. De 30 à 69 ans, trois cas ouvrent la déduction : des études à l’étranger après avoir quitté le Japon, un handicap, ou des versements d’au moins 380 000 yens dans l’année pour la vie courante ou les études. Les pièces rédigées dans une autre langue demandent une traduction en japonais.
Gensen choshu et nenmatsu chosei
Sur la fiche de paie, l’impôt part chaque mois. Ce prélèvement s’appelle gensen choshu (源泉徴収). Chez un salarié à un seul employeur dont la situation entre dans l’ajustement, le calcul de décembre solde l’impôt. Le kakutei shinkoku sert quand une déduction est restée en dehors de ce calcul.
En décembre, l’employeur fait le nenmatsu chosei (年末調整). Il compare l’impôt retenu pendant l’année et l’impôt dû sur le salaire de l’année, puis régularise le trop-perçu ou le manque à la paie de décembre ou de janvier. Le détail vous est remis à ce moment-là. Gardez toutes les informations que vous recevez, en particulier le gensen choshuhyo (源泉徴収票).
Les personnes à charge s’inscrivent sur la déclaration remise à l’employeur. L’ajustement en tient compte. Une déclaration séparée sert quand un élément a été oublié : sans la personne à charge sur ce formulaire, cet abattement reste en dehors du calcul et l’impôt reste plus élevé.
Quels documents préparer ?
Avant le dépôt, rassemblez les pièces qui correspondent à votre cas :
- le gensen choshuhyo de chaque employeur ;
- la carte de séjour (在留カード) ou le passeport, avec votre numéro My Number pour identifier la déclaration ;
- les actes de mariage ou de naissance, plus les preuves de versement, si vous déclarez une personne à charge à l’étranger ;
- les coordonnées du compte qui recevra un remboursement ;
- votre inkan, si le guichet le demande pour signer le formulaire papier ;
- les preuves de versement vers l’étranger, quand vous en avez fait ;
- les reçus de frais médicaux de l’année, pour remplir le relevé des dépenses médicales ;
- les documents de la personne à charge ;
- les attestations de cotisations à l’assurance maladie nationale et à la pension, si vous les déduisez ;
- les attestations d’assurance vie ou de retraite privée, si vous demandez ces déductions.
Les cotisations versées à l’assurance maladie nationale (国民健康保険, kokumin kenko hoken) se déduisent du revenu. Indiquez-les dans l’ajustement de fin d’année ou dans le kakutei shinkoku, avec l’attestation de paiement.
Au guichet, vous présentez les pièces et vous suivez le formulaire avec l’agent. Avec e-Tax, le même dossier part du site de l’Agence nationale des impôts, au moyen de la carte My Number. Si les écrans ou le calcul vous bloquent, le zeirishi dépose à votre place.
Pour les revenus de 2025, une personne dispensée de déclaration et trop prélevée à la source demande le remboursement entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030.






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