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Combien de kanjis les Japonais doivent-ils connaître pour pouvoir lire, écrire et parler leur propre langue ? L'une des plus grandes préoccupations — et l'un des plus grands casse-têtes — de l'apprentissage du japonais, ce sont les caractères d'origine chinoise utilisés dans l'écriture, les kanji.
Combien de kanji existent-ils, et lesquels sont officiels ?
Les enfants de l'école primaire japonaise doivent apprendre 1 026 caractères de base, les kanji kyōiku (教育漢字), avant la fin de la sixième année. Cette liste est un sous-ensemble d'une table plus large fixée par le ministère de l'Éducation japonais : les jōyō kanji (常用漢字), littéralement les idéogrammes d'usage courant.
La version actuelle de cette table, révisée en 2010, compte 2 136 kanji. C'est le repère de maîtrise écrite attendu à la fin de la scolarité pour lire journaux, documents administratifs et textes du quotidien. Les élèves progressent par répétition, année après année, jusqu'à couvrir l'ensemble.
On estime qu'il existe plus de 5 000 idéogrammes recensés dans la langue japonaise, dictionnaires inclus. Au fil du temps, beaucoup ont cessé d'être courants : remplacés par d'autres kanji, par du hiragana, ou par des mots d'emprunt écrits en katakana. Savoir environ 2 000 kanji jōyō est déjà un objectif très solide pour une lecture autonome — bien plus utile que de « compter » chaque caractère rare.
Les Japonais connaissent-ils tous les kanji ?
On dit souvent que les Japonais ne maîtrisent pas tous les jōyō de la même façon. Certains signes sortent peu au quotidien et s'oublient s'ils ne servent pas au métier, même s'ils ont été vus à l'école. Selon la profession, un natif en reconnaîtra davantage ou moins.
Un ouvrier d'usine, par exemple, n'aura pas forcément besoin de tous les retenir ;
Un biologiste ou un médecin en croisera souvent davantage dans son domaine ;
Quelqu'un qui travaille dans l'éducation, la littérature ou les sciences humaines en côtoiera presque tous, y compris ceux qui sont rares ailleurs.
Dans les journaux et beaucoup de textes grand public, les caractères peu fréquents portent souvent des furigana pour faciliter la lecture. Une personne bien alphabétisée peut lire 3 000 kanji ou plus. Un parcours universitaire très lié à l'écrit peut approcher 5 000 dans son champ d'études. Au-delà, on tombe sur des signes extrêmement rares, difficiles à mémoriser même pour un natif.
En pratique, pour un apprenant comme pour un Japonais, le but n'est pas de collectionner un total abstrait. Concentrez-vous sur les mots que vous croisez vraiment : avec l'habitude et les radicaux, un kanji inconnu devient plus facile à déchiffrer. Pour la liste d'usage courant, voir aussi notre guide des 2 136 jōyō kanji et l'article sur combien de kanji existent en japonais. Si vous cherchez une méthode de mémorisation structurée, la méthode RTK reste une piste très utilisée, et la question d'écrire son nom en kanji montre un autre usage culturel de ces caractères.
Spécialiste avec plus de 10 ans d'expérience en culture asiatique, avec un focus sur le Japon, la Corée, les anime et les jeux. Autodidacte, écrivain et voyageur centré sur l'enseignement du japonais, les conseils de voyage et les curiosités profondes.
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