Les mascottes ne sont pas propres au Japon : entreprises, clubs de football et jeux vidéo en ont partout dans le monde. Mais le Japon en place dans pratiquement toutes les situations. On en voit pour des villes, des régions, des chaînes de télévision, des événements, des organisations, des aéroports, des animes, des sites touristiques, des services publics, et même sur les panneaux de rue.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il y en a tant ? Les grandes entreprises et organisations s'en servent d'abord pour promouvoir une chose, un lieu ou un produit. L'intention va plus loin : donner une identité et une personnalité à une institution. On se sent plus à l'aise pour parler, s'attacher et acheter auprès de quelqu'un qu'auprès d'un nom de marque sans visage ; c'est pour cela que les mascottes existent.
Le Japon est marqué par la culture kawaii. Le foisonnement de mascottes tient aussi à une certaine réserve dans les rapports sociaux, et à d'autres facteurs culturels.
Pour mieux le voir, il faut regarder les mascottes elles-mêmes. Le terme le plus courant est yuru-kyara (aussi écrit yuru-chara, de yurui, « décontracté », et character). Autour d'elles naissent des chansons, des jeux, des spectacles, des émissions de télévision.
Les mascottes japonaises les plus populaires et mignonnes
D'abord Fukka-chan, une créature à mi-chemin du cerf et du lapin, aux cornes inspirées du poireau de Fukaya, mascotte de cette ville de Saitama. Le deuxième est Kaparu, une version du yōkai kappa de la ville de Shiki. Le troisième est Ebinya, mascotte joyeuse de la ville d'Ebina, avec son chapeau de crevettes (ebi) et son corps de fraise.
La plus célèbre reste Kumamon, ours noir aux joues rouges de la préfecture de Kumamoto, créé en 2010 pour accompagner l'ouverture du Kyushu Shinkansen. Une autre figure mignonne est Chihana-chan, qui représente la ville de Chiba et ses fleurs.

Ensuite vient la petite chatte Yachinyan, créée pour attirer les visiteurs vers la rue commerçante et la place Yonbancho Square, à Hikone, dans le Shiga. Elle est suivie de l'ours vert Arukuma, mascotte de Nagano : il change de chapeau selon les spécialités de la préfecture, pommes, châtaignes, kakis, champignons, laitue, nouilles soba ou vin. Pour moi, Yachinyan est la mascotte la plus mignonne…

Tagatan est une taupe qui représente les industries minières et de construction de la ville de Tagawa, dans le Fukuoka. Sanomaru est un samouraï mignon créé pour promouvoir la ville de Sano, dans le Tochigi. Il porte un chapeau en forme de bol et des accessoires liés aux spécialités locales, dont les nouilles sano-ramen.

Musubimaru a été conçu pour représenter le riz de Miyagi. Il porte une armure inspirée de Date Masamune et une tête d'onigiri. Gunma-chan, comme son nom l'indique, est la mascotte de Gunma : la première version date de 1983, et le personnage actuel, un poney, a repris ce nom en 2008. Le motif du cheval rappelle l'élevage équin de la préfecture. Pour finir, Domo-kun, mascotte officielle de la NHK depuis 1998.

Ce ne sont que quelques-unes des mascottes les plus visibles. Il en existe des milliers d'autres au Japon, certaines plus célèbres encore que celles citées ici. Chacune donne un visage à un lieu, un produit ou une institution ; une fois le personnage vu, le nom de la ville reste.
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