Le shogi (将棋) est la version japonaise des échecs. Il se joue sur un plateau de 9x9 cases et chaque camp commence avec 20 pièces. La grande différence avec les échecs occidentaux, c'est que les pièces capturées ne disparaissent pas du jeu : elles peuvent revenir sur le plateau plus tard.
Cette seule règle change complètement le rythme de la partie. La défense, le contrôle du centre et le bon moment pour remettre une pièce en jeu comptent autant que l'attaque.

Les pièces du shogi
Chaque joueur commence avec 20 pièces. La disposition est la même des deux côtés, et l'orientation des pièces indique à quel camp elles appartiennent. Les 20 pièces sont les suivantes :
- 1 roi
- 2 généraux d'or
- 2 généraux d'argent
- 2 cavaliers
- 2 lances
- 1 fou
- 1 tour
- 9 pions
La forme des pièces et les kanji gravés dessus aident à les reconnaître, même après une promotion.
Les mouvements aux échecs japonais
Certains mouvements rappellent les échecs occidentaux, mais le shogi suit ses propres règles. La tour se déplace en ligne droite, le fou en diagonale, le général d'or protège le roi avec des déplacements courts et souples, et les pions avancent d'une seule case.

La promotion au shogi
Lorsqu'une pièce entre dans la zone de promotion, c'est-à-dire dans les trois dernières rangées du côté adverse, elle peut souvent être promue. Dans certains cas, la promotion est facultative ; dans d'autres, elle devient obligatoire si la pièce n'aurait plus de coup légal au tour suivant.
- Le général d'argent, le cavalier, la lance et le pion peuvent devenir plus forts grâce à la promotion.
- La tour et le fou gardent leurs déplacements normaux et gagnent un nouveau schéma de mouvement lorsqu'ils sont promus.
- Le roi et le général d'or ne se promouvent pas.
La promotion est l'une des raisons pour lesquelles le shogi reste si tactique : un petit avantage peut très vite se transformer en nouvelle attaque.

La capture au shogi
Contrairement aux échecs occidentaux, les pièces capturées ne sortent pas définitivement du jeu. Elles sont gardées en main et peuvent ensuite revenir sur le plateau comme une partie de l'armée du joueur qui les a capturées. C'est l'une des règles qui rend le shogi si particulier.
Un joueur peut utiliser son tour pour déposer une pièce capturée. Il existe toutefois des règles précises :
- La pièce doit être posée sur une case vide.
- Elle ne peut pas être placée sur une case où elle n'aurait aucun coup légal.
- Un pion ne peut pas être déposé sur une colonne qui contient déjà un autre pion non promu du même joueur.
- Un pion ne peut pas non plus être posé de manière à donner immédiatement échec et mat.
Le jeu peut donc rester ouvert très longtemps, même après plusieurs captures.
Remettre les pièces en jeu
Le fait de remettre les pièces en jeu donne au shogi un rythme très particulier. Une capture ne signifie pas une perte définitive ; elle transforme plutôt la pièce en réserve, prête à revenir dans la partie. Cela maintient la pression, ouvre des surprises et laisse plus de place à la contre-attaque.
Si vous apprenez le shogi, le plus simple est de commencer par les pièces, de continuer avec la promotion, puis de pratiquer les captures et les remises en jeu. Une fois ces trois idées comprises, le reste du jeu devient beaucoup plus clair.
Comment commencer à jouer
La meilleure façon d'aborder le shogi est d'apprendre d'abord les déplacements de chaque pièce et la zone de promotion. Ensuite, il vaut mieux jouer des parties simples pour s'habituer à l'idée que les pièces capturées reviennent sur le plateau. Au début, le jeu paraît plus complexe que les échecs, mais il devient vite logique.
Si vous aimez les échecs, le shogi offre une version qui semble proche au premier regard, mais qui ouvre une stratégie totalement différente.
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