Est-il possible de prolonger le séjour au Japon ? Beaucoup se demandent s’il est possible d’obtenir une prolongation au-delà de la date inscrite dans le passeport, que ce soit pour le tourisme, les études ou un travail déjà commencé. Dans cet article, nous verrons qui peut prolonger le séjour, quelles sont les situations et comment faire.
Il existe différentes formes et motifs pour prolonger le séjour au Japon. Le formulaire change selon le statut déjà accordé : un étudiant ou une personne qui travaille relève d’un autre type de visa, avec un dossier distinct de celui du touriste. Le touriste entre en général comme visiteur temporaire (短期滞在). Dans ce statut, les cas qui permettent de rester plus longtemps sont peu nombreux. C’est pourquoi nous recommandons de s’adresser au bureau régional de l’immigration avant la date de fin, avec le passeport et les pièces du dossier.
Les touristes peuvent-ils prolonger leur séjour au Japon ?
Un passeport ordinaire émis par la France permet 90 jours sans visa pour le tourisme, la visite à la famille ou à des amis, et les affaires sans rémunération sur place. C’est le cadre du visa tourisme. Les titres de voyage que la France délivre aux réfugiés et aux apatrides demandent un visa, même pour un court séjour. La date qui compte est celle du tampon ou de l’autorisation d’entrée. Un vol remplacé, une réservation changée ou l’envie de continuer le voyage n’ajoute pas de jours.
La liste du ministère des Affaires étrangères, datée du 1er septembre 2025, réunit 74 pays et régions dispensés de visa pour un court séjour. L’Indonésie et la Thaïlande reçoivent 15 jours à l’arrivée, Brunei et le Qatar 30 jours, et les autres, dont la France, 90 jours. Certains passeports ajoutent une condition, comme un passeport électronique. Le ministère détaille ces réserves sur sa liste.
Sept nationalités peuvent aller jusqu’à six mois : l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Autriche, la Suisse, le Mexique, l’Allemagne et le Liechtenstein. À l’arrivée, la période inscrite est aussi de 90 jours. Pour dépasser ces 90 jours, elles déposent une demande de prolongation au bureau régional de l’immigration, rattaché au ministère de la Justice, avant l’expiration de la période déjà accordée.
Pour les visiteurs temporaires hors de ces sept nationalités, la prolongation repose sur une raison humanitaire vraiment inévitable, ou sur une circonstance spéciale du même ordre. L’Agence des services d’immigration cite le traitement d’une maladie. Le bureau examine le dossier. Le tourisme, la recherche d’emploi ou l’attente d’un billet de retour ne suffisent pas à obtenir ces jours supplémentaires.
Si l’hospitalisation et les soins tiennent dans 90 jours, la demande reste une prolongation du visiteur temporaire. Si le médecin juge que les soins dépassent 90 jours, l’Agence oriente vers un changement de statut : les activités désignées pour un séjour médical (特定活動). Le dossier comprend alors un document du médecin qui constate le besoin d’une hospitalisation rapide, un récit du séjour depuis l’entrée, et la preuve que les frais médicaux et le billet de sortie peuvent être payés.
Quelles sont les démarches nécessaires pour prolonger le visa au Japon ?
Le formulaire suit le statut déjà détenu. Pour le visiteur temporaire, l’Agence publie la demande de prolongation de la période de séjour, en PDF et en Excel, sur la page de ce statut. Le formulaire est en japonais. Une pièce rédigée dans une autre langue doit être accompagnée d’une traduction japonaise. Un certificat délivré au Japon doit dater de moins de trois mois.
Au guichet, le visiteur temporaire présente :
- le passeport ;
- une pièce qui explique pourquoi le séjour doit continuer, par exemple un certificat médical quand le motif est un soin ;
- un récit des activités depuis l’entrée au Japon ;
- de quoi prouver le paiement du séjour et du départ, comme un relevé de compte ou un billet de retour.
La demande se dépose au bureau régional du lieu de séjour, avant la fin de la période autorisée. Le dépôt ouvre l’examen. L’accord dépend du dossier. Les guichets ouvrent en semaine de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h. Le centre d’information répond au 0570-013904, et au 03-5796-7112 depuis l’étranger ou un téléphone IP. Tokyo, Nagoya et Osaka ont un bureau, mais l’adresse dépend du secteur : la page des bureaux régionaux indique le bon guichet. Des agents spécialisés peuvent déposer l’ensemble du dossier s’ils présentent une pièce d’identité acceptée par le bureau. Il est préférable de suivre la procédure de près, parce que l’examinateur peut demander une pièce absente de la liste.
Depuis le 1er octobre 2026, le montant au guichet dépend de la période accordée et se paie quand la permission est donnée. Jusqu’à trois mois, le tarif est de 10 000 yens. Au-delà de trois mois et jusqu’à six mois, il est de 18 000 yens. Une année accordée coûte 33 000 yens. Une demande reçue au plus tard le 30 septembre 2026 reste à 6 000 yens au guichet, même si la réponse arrive après le changement de tarif.
Cette échelle vaut pour la prolongation et pour le changement de statut. Le visiteur temporaire reste dans le cadre humanitaire, ou dans l’accord des sept nationalités quand son passeport y figure. La personne qui possède déjà une carte de séjour (在留カード) et qui a déposé sa prolongation ou son changement avant l’échéance bénéficie d’une période spéciale si la réponse tarde : elle continue le même statut jusqu’à la décision, ou jusqu’à la fin du deuxième mois après l’échéance, selon le premier de ces deux moments. Sans cette carte, seule une permission du bureau change la date inscrite dans le passeport.
J’espère que cet article court vous a plu et qu’il a répondu à la question de chacun sur la possibilité de prolonger le visa et le séjour au Japon. Pour un passeport français, les 90 jours inscrits à l’entrée restent le délai ordinaire. Si vous avez aimé l’article, partagez-le avec vos amis et laissez vos commentaires.


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