Uma Musume: Pretty Derby – Filles-chevaux, anime et jeu mobile expliqués

Special Week, Silence Suzuka et le rêve de devenir la meilleure coureuse fille-cheval du Japon

L'anime Uma Musume: Pretty Derby est une dérivation d'un jeu mobile où des filles-chevaux s'affrontent dans des courses et chantent comme des idoles. Nous ne savons pas exactement pourquoi, mais ce jeu semble très demandé, alors nous avons décidé d'écrire à son sujet.

C'est un jeu à la fois musical et sportif, regorgeant de moe, des éléments que l'on retrouve aussi dans l'anime, diffusé lors de la saison japonaise de printemps 2018 et qui compte un total de 13 épisodes. C'était une époque où les filles-animaux, filles-navires, filles-avions, entre autres, étaient très populaires.

Cet anime va bien au-delà du simple parcours de la protagoniste en tant qu'athlète : il montre aussi tout ce qui se joue autour, le côté émotionnel de la protagoniste et la façon dont elle a dû apprendre à le maîtriser pour atteindre son objectif, son rêve de devenir coureuse. Si vous lui laissez une chance, il y a de bonnes chances que vous tombiez sous le charme.

Pourquoi les filles-chevaux ?

Ce jeu et cet anime n'ont pas été créés sans raison. Leurs créateurs ont été malins en réunissant deux choses que les Japonais adorent : les filles moe et les courses de chevaux. Et oui, les courses de chevaux sont très populaires au Japon.

Comme mentionné au début de l'article, les auteurs voulaient aussi surfer sur la vague des animes qui mélangent des filles avec d'autres créatures. Et comme l'objectif était de créer un jeu mobile, cette combinaison tombait à pic.

Pour vous donner une idée, un jeu assez populaire au Japon autour des courses de chevaux est Japan World Cup 3, généralement cité comme un jeu bizarre en Occident. Il s'agit d'un jeu de courses hippiques avec des personnages plutôt inattendus.

Écran d'accueil du jeu mobile Uma Musume: Pretty Derby avec le personnage de Special Week et d'autres filles-chevaux de l'équipe Spica
Uma Musume: Pretty Derby – page d'accueil du jeu mobile

Le rêve de devenir coureuse

L'histoire de cet anime a pour protagoniste Special Week, une fille qui rêve de devenir la plus grande fille-cheval coureuse du pays. Pour cela, elle rejoint une école où les filles-chevaux s'entraînent à courir. Sur place, elle rencontre Silence Suzuka, qui devient son amie, et intègre son équipe, le Spica.

Et c'est ainsi que démarre la carrière de Special Week sur les pistes. Les filles-chevaux qui sont les héroïnes de la franchise s'inspirent de chevaux de course bien réels : elles partagent les mêmes noms, ainsi que certaines de leurs caractéristiques.

Même si l'anime comporte beaucoup de scènes comiques et reste assez léger la plupart du temps, Uma Musume: Pretty Derby a aussi un ton sérieux. Il parle du travail abattu par les personnages et montre les interactions qu'ils ont entre eux avant, pendant et après les courses.

On retrouve par ailleurs une vraie cohérence dans la façon dont les éléments sont traités tout au long de la série, la manière dont les thèmes sont abordés et ce qu'ils nous donnent à réfléchir à chaque épisode.

Scène de l'anime Uma Musume: Pretty Derby avec Special Week et Silence Suzuka en uniformes scolaires à l'école de course
Special Week et Silence Suzuka à l'école de course

Le ton de réalisme de l'anime

Le réalisme d'un anime, c'est ce qui fait que tout semble tenir ensemble : la cohérence, la liaison harmonieuse entre les éléments fantastiques ou imaginaires, au point que le spectateur oublie qu'il regarde un monde inventé. Dans Uma Musume: Pretty Derby, cette cohérence est particulièrement soignée.

Les créateurs s'en sortent très bien. Dans l'anime, on trouve par exemple des téléphones adaptés aux oreilles de cheval des filles, des personnages étrangers qui ne parlent pas japonais, des blessures dont le temps de récupération ressemble à celui qu'auraient de vrais chevaux, ou encore une protagoniste brillante à la course mais pas invincible — son déséquilibre émotionnel la pénalise à plusieurs reprises. L'anime s'attarde sur les détails pour donner au public l'impression qu'il existe vraiment un monde où les filles-chevaux vivent.

Mais même avec cette base solide, l'histoire peut vite déraper si elle repose sur des clichés, des personnages superficiels ou du fanservice. Ce n'est pas ce qui arrive ici : plusieurs de ces clichés sont mis de côté pour laisser plus de place aux entraînements et aux courses. Résultat, l'histoire se regarde avec plaisir, car on tombe sur moins d'éléments prévisibles que d'habitude.

Bien sûr, des situations convenues existent quand même au fil des épisodes, et la plupart des personnages secondaires restent peu développés. Mais le fait que l'équipe cherche à varier un peu les recettes, qu'elle alterne ces passages plus légers avec des moments plus sérieux sur la pratique du sport, rend l'anime très intéressant et témoigne du travail des producteurs.

Utiliser ce type d'éléments dans une franchise de ce genre, sans oublier d'apporter du charisme aux personnages et de traiter leurs situations avec un peu de créativité, c'est une très bonne idée. Car même un spectateur peu sensible aux filles mignonnes et amusantes peut accrocher à ce qui leur arrive au fil de l'œuvre.

Capture d'écran in-game d'Uma Musume: Pretty Derby montrant un écran de course avec les portraits des filles-chevaux
Uma Musume: Pretty Derby – capture d'écran d'une course en jeu

Éléments réalistes et fictifs

Un autre point fort d'Uma Musume: Pretty Derby, c'est la manière sinueuse dont le chemin de Special Week la mène jusqu'au sommet. La plupart des résultats des courses de l'anime s'inspirent de faits réels, mais tout ce que la production a construit pour y arriver lui appartient en propre.

Ce mélange fonctionne bien : on sent une véritable évolution du personnage à chaque résultat, et même avec un gros talent pour la course, elle doit encore travailler son côté émotionnel pour devenir la meilleure. On comprend aussi qu'effort et talent ne suffisent pas : une certaine maturité émotionnelle est indispensable. L'anime montre aussi clairement la créativité des producteurs pour rendre tout ça vivant.

Personnages principaux d'Uma Musume: Pretty Derby en tenues d'idoles, prêtes pour une performance sur scène
Les héroïnes d'Uma Musume en tenues de scène

Les dénouements de l'anime

Un autre aspect particulièrement réussi de cette œuvre, c'est qu'elle s'est fixé un objectif fort dès le début — le rêve de Special Week de devenir la meilleure fille-cheval du Japon — et qu'il est bel et bien atteint à la fin.

Et en plus de cela, un second objectif s'ajoute en cours de route — celui de Special Week et Silence Suzuka de courir ensemble — qui est lui aussi accompli au moment du clap de fin. Une autre très bonne idée, car cela permet de boucler proprement tout ce qui comptait pour offrir une vraie conclusion à l'anime.

Au final, Uma Musume: Pretty Derby se montre un anime très solide, puisqu'il réussit à aller au-delà du basique sans perdre la simplicité ni l'appel émotionnel dont l'œuvre a besoin pour gagner l'empathie du public.

Kevin Henrique

À propos de l'auteur: Kevin Henrique

Spécialiste avec plus de 10 ans d'expérience en culture asiatique, avec un focus sur le Japon, la Corée, les anime et les jeux. Autodidacte, écrivain et voyageur centré sur l'enseignement du japonais, les conseils de voyage et les curiosités profondes.

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