L'omamori [お守り] est une amulette qui porte le souhait de protection ou de bonne chance d'une personne. On en trouve dans les temples et les sanctuaires de tout le Japon.
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Comment utiliser un omamori
On le glisse dans un sac, un portefeuille ou une poche, ou on l'accroche à un téléphone ou à un cartable. La plaque de papier ou de bois qui reste à la maison, sur le kamidana ou au mur, est un ofuda. Même les Japonais qui ne croient pas à la bénédiction ou au pouvoir les utilisent pour l'effet placebo, c'est pourquoi ils sont si populaires.
L'omamori circule dans le shintoïsme comme dans le bouddhisme. Presque tous les sanctuaires et temples en proposent, quelle que soit la religion du visiteur. Dedans, une prière ou une inscription sur papier ou sur bois, consacrée sur place.
Le mot mamori [守り] veut dire protection. Omamori en est la forme polie. Le sachet brodé, souvent en soie, avec le nom du lieu et un fil pour le suspendre, est la forme qu'on croise le plus. La soie est fréquente. Le papier ou le bois reste à l'intérieur, et le tissu change selon l'endroit.

Les étiquettes lisibles sur les photos donnent 500 yens pour l'amour, 1 000 yens pour la conception, 500 yens pour l'accouchement facile et 800 yens pour la sécurité routière. Chaque lieu fixe son offrande.
Le sachet, le délai et le feu
Entre un omamori de sanctuaire shinto et un omamori de temple bouddhiste, la forme se ressemble. Les deux renferment d'ordinaire une petite prière, portent le nom du lieu et se suspendent à un fil.
N'ouvrez jamais, jamais l'omamori. Sinon, la bénédiction est libérée et toute la chance et la protection que vous avez recherchées sont perdues.
Les prêtres, et souvent les jeunes filles du sanctuaire, rappellent le délai. Comptez environ un an, ou gardez-le jusqu'à ce que le vœu soit accompli.
On le rapporte au sanctuaire ou au temple où on l'a reçu. Le lieu le brûle dans le feu rituel avec les autres, souvent autour du Nouvel An.

Les types qu'on trouve facilement
La forme la plus courante est un sachet. Dedans, un papier ou un morceau de bois porte le nom du sanctuaire, un passage, ou le vœu lui-même. Pour la voiture, on voit aussi des cartes et des autocollants.
Les noms qui suivent sont en général ce qui est écrit sur l'amulette. Beaucoup de comptoirs associent une couleur à un vœu, sans qu'un même code vaille pour tout le Japon. Si le lieu n'a pas la demande cherchée, on peut demander à un prêtre d'en préparer une. Quand elle revient souvent, le sanctuaire ou le temple finit par la proposer au comptoir.
Kachimamori, le talisman de la victoire
Le kachimamori [勝守] assemble kachi, la victoire dans ce composé, et mamori, la protection. C'est l'amulette des victoires : un match, un concours, un obstacle au travail, parfois un examen très disputé. On la trouve dans beaucoup de sanctuaires et de temples. Deux sachets de la photo portent une flèche à côté des caractères, et le troisième un oiseau dans les flammes. La flèche est un motif shinto qui pointe vers un but. L'amulette accompagne quelqu'un qui concentre son effort sur une seule chose.

Yakuyoke, écarter le malheur
Le kachimamori accompagne vos entreprises. Le yakuyoke [厄除け] écarte les malheurs qui pourraient les bloquer.
Ceux qui se sentent poursuivis par un mauvais passage le portent pour calmer la superstition et souffler un peu.

Shoubai hanjou, la prospérité du commerce
Le shoubai hanjou [商売繁盛] vise la marche des affaires. Le sachet jaune de la photo repose sur des billets de 1 000 yens. L'autre est brodé d'un chat qui appelle la clientèle. On le garde près de la caisse ou du portefeuille. Dans certains sanctuaires, un autre talisman vise l'argent lui-même, distinct de celui du commerce. Si ces talismans aident ou non votre portefeuille à récupérer votre argent, c'est déjà demander trop.

Gakugyou jouju, les études
Les gakugyou jouju [学業成就] sont populaires parmi les étudiants, qui les portent dans leur sac à dos pendant la scolarité, afin d'encourager les études et l'acquisition de connaissances.
Pour une épreuve précise, le nom écrit est goukaku kigan [合格祈願]. La plaquette en forme de maison, avec le daruma, porte ces caractères. Le gakugyou jouju peut servir aux étudiants, et aussi à toute personne qui souhaite acquérir des connaissances.

Koutsu anzen, la route
Le koutsu anzen [交通安全] est celui des conducteurs, surtout des chauffeurs de taxi qui veulent un trajet tranquille. On le voit suspendu au rétroviseur, sous le volant ou collé au tableau de bord, et les personnes à vélo l'attachent souvent pour rouler dans le trafic. Ceux qui préparent le permis le prennent aussi pour le jour de l'examen.

Kaiun, la chance sans consigne
Les kaiun [開運] sont les amulettes de chance générale, sans vœu précis. On les trouve facilement. On les prend souvent comme souvenir : le nom du sanctuaire ou du temple, et peu de détails. Si vous n'avez pas d'objectif spécifique en tête, ou si vous voulez simplement un petit souvenir d'un sanctuaire pour vous souvenir de votre visite, sans aucun engagement, ce peut être votre meilleur choix. De nos jours, il n'est pas aussi populaire que le yakuyoke.

Shiawase, le bonheur
L'omamori écrit shiawase [幸せ] signifie littéralement bonheur. Comme le nom le suggère, il vise le bonheur dans n'importe quel domaine de la vie.

Kenkou, la santé
Kenkou [健康] est l'amulette de la santé au quotidien, pour la protection et la prévention.

Au Kanamara Matsuri, le premier dimanche d'avril, le sanctuaire Kanayama de Kawasaki tient ce festival depuis 1969. On y reçoit des amulettes de fertilité et de santé intime.
Enmusubi, kanai anzen et anzan
L'amour est un thème courant parmi les omamori. Les amulettes se répartissent selon la situation de la personne. Beaucoup portent un court message et servent à rapprocher les gens.
Enmusubi [縁結び] désigne le lien, en particulier le lien amoureux ou le mariage. Le mot renvoie aussi au fil rouge du destin. On le retrouve sur les amulettes de rencontre et de couple.
Couples. Les étudiants du secondaire prennent souvent ces amulettes au temple afin de solidifier leur relation.
Mariés. Il existe de grandes amulettes, parfois uniques, pour qu'un couple protège son mariage.

Les ensembles pour les membres de la famille s'appellent kanai anzen [家内安全] : la paix et la sécurité du foyer. Ils offrent de petits rappels d'attention entre parents et enfants, et ils continuent d'accompagner le mariage pendant les difficultés familiales.
L'amulette de l'accouchement est connue sous le nom d'anzan [安産]. Le mot veut dire accouchement facile. On la prend quand la grossesse est déjà là, pour aider à un accouchement rapide et sûr. Ce ne sont que quelques-uns des innombrables types d'omamori existants.






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