Le fundoshi (褌) est un sous-vêtement traditionnel japonais fait d’une bande de tissu, le plus souvent en coton. Il ne se porte plus couramment au quotidien, mais reste visible dans certains festivals, dans des cérémonies et dans l’imaginaire lié au Japon ancien. Sa forme varie selon le modèle : le tissu peut entourer les hanches, passer entre les jambes ou être maintenu par des liens.
Réduire le fundoshi à un simple « string japonais » serait trompeur. Il a longtemps fait partie du vêtement ordinaire de nombreux hommes, puis il a trouvé des usages plus ponctuels, notamment lors des matsuri. Voici ce qui permet de comprendre ses formes, son histoire et sa présence actuelle.
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Qu’est-ce qu’un fundoshi ?
Le mot fundoshi désigne une famille de pagnes et de sous-vêtements traditionnels. Le principe est simple : une pièce de tissu est nouée ou ajustée autour du corps plutôt que cousue comme un slip moderne. Selon le modèle, le résultat peut laisser davantage de tissu à l’avant, couvrir les fesses ou au contraire garder une coupe très ouverte.
On rencontre le fundoshi dans des textes et des représentations anciennes du Japon. Jusqu’au début du XXe siècle, il a été très répandu comme sous-vêtement masculin. Avec la diffusion des sous-vêtements occidentaux, son emploi quotidien a reculé ; il demeure surtout associé aux traditions, aux fêtes locales et à certains usages sportifs ou artistiques.

Du vêtement quotidien au costume de festival
Le fundoshi était pratique dans une société où les vêtements étaient superposés et souvent lavés à la main. Une bande de coton séchait vite et pouvait être remplacée ou nouée différemment selon l’activité. Cette simplicité ne signifie pas que tous les fundoshi se ressemblaient : la longueur du tissu, la façon de le serrer et l’occasion changeaient beaucoup d’un modèle à l’autre.
Aujourd’hui, on le voit surtout pendant les festivals d’été et les hadaka matsuri, où des participants portent un fundoshi avec un happi ou d’autres éléments de tenue traditionnelle. Le tissu est alors moins un sous-vêtement qu’un signe de participation à un rituel collectif. Il peut aussi apparaître dans le théâtre, la photographie, les reconstitutions historiques et certaines baignades traditionnelles.
Pour un autre exemple de tenue associée à l’eau et aux habitudes scolaires japonaises, lisez notre article sur le sukumizu et les maillots de bain scolaires japonais.

Les principaux types de fundoshi
Les noms japonais sont utiles, car ils indiquent souvent une coupe ou une manière de nouer le tissu. Les dimensions varient selon le fabricant, la personne et l’usage ; mieux vaut donc les considérer comme des repères, non comme une règle universelle.
Rokushaku fundoshi (六尺褌)
Le rokushaku fundoshi est une longue bande de tissu. Son nom renvoie à une mesure traditionnelle japonaise, roku shaku, soit environ 1,8 mètre. Le tissu s’enroule autour des hanches, passe entre les jambes puis se fixe de nouveau à la taille. C’est la silhouette la plus souvent associée aux festivals, avec un dos largement dégagé.
Cette coupe exige un nouage précis pour rester en place. Elle est donc très différente d’un sous-vêtement prêt à enfiler : la tension du tissu et l’ajustement des plis font partie du port du vêtement.
Etchū fundoshi (越中褌)
L’Etchū fundoshi est composé d’un rectangle de tissu et de liens latéraux. Il laisse habituellement un pan à l’avant, ce qui le rend reconnaissable au premier coup d’œil. Son nom vient de l’ancienne province d’Etchū, correspondant en grande partie à l’actuelle préfecture de Toyama.
Sa construction plus directe explique pourquoi il est souvent présenté comme une forme simple à porter. Il ne faut toutefois pas le confondre avec tous les autres pagnes japonais : les liens et le pan frontal sont ses traits distinctifs.

Mokko et kuroneko fundoshi
Le mokko fundoshi possède une forme plus proche d’une poche maintenue par des cordons. Son nom évoque un panier de chantier traditionnel appelé mokko. Le kuroneko fundoshi, ou « chat noir », est une variante plus réduite, connue pour sa coupe très échancrée.
On trouve aussi le wari fundoshi, dont une extrémité est fendue pour faciliter le nouage, ainsi que d’autres modèles régionaux. Ces variantes montrent que le mot fundoshi ne désigne pas un objet unique, mais une manière de concevoir le sous-vêtement à partir du tissu et du lien.

Fundoshi, mawashi et sumo : quelle différence ?
Le mawashi des lutteurs de sumo appartient à la même idée générale de bande de tissu nouée autour du corps, mais il répond à un usage sportif précis. Il est plus épais, plus long et attaché selon des règles propres au sumo. Employer le mot fundoshi pour parler de tout mawashi serait donc imprécis.
Le lien entre les deux vêtements reste visible : tous deux mettent en avant la technique du nouage et la résistance du tissu. Pour découvrir le quotidien et les codes des lutteurs, consultez aussi notre guide sur la vie des lutteurs de sumo.

Le fundoshi est-il porté par les femmes ?
Dans l’histoire vestimentaire japonaise, le fundoshi est surtout associé aux hommes. Des femmes ont cependant porté des formes de pagne dans des contextes précis, par exemple pour le travail ou la baignade, et des modèles modernes s’adressent aujourd’hui à différents publics.
Il vaut mieux éviter de présenter cette histoire comme une mode uniforme. Les usages dépendaient de l’époque, du lieu, de l’activité et du type de vêtement. Le mokko et certaines adaptations contemporaines sont parfois rapprochés de la lingerie, mais ils ne résument pas toutes les pratiques féminines au Japon.

Le fundoshi dans les mangas et les anime
Dans les mangas et les anime, le fundoshi sert souvent de raccourci visuel. Il peut évoquer un personnage attaché aux traditions, un contexte de festival, un entraînement sportif ou une scène comique. Cette image ne doit pas faire oublier sa place réelle dans l’histoire du vêtement japonais.
Les récits de samouraïs, de kabuki et de fêtes populaires l’utilisent aussi pour installer une époque ou une ambiance. Si le sujet vous intéresse, découvrez notre présentation du théâtre kabuki, autre univers où le costume porte une grande part du récit.

Questions fréquentes
Le fundoshi est-il encore porté au Japon ?
Oui, mais principalement dans des cadres traditionnels : festivals, cérémonies, représentations et quelques pratiques de loisir. Il ne constitue plus le sous-vêtement quotidien de la majorité des Japonais.
Quel fundoshi voit-on le plus souvent dans les festivals ?
Le rokushaku est particulièrement reconnaissable dans les matsuri, mais le choix dépend de la fête, de la région et des règles des organisateurs. Certains événements utilisent aussi l’Etchū fundoshi.
Le fundoshi et le kimono vont-ils ensemble ?
Historiquement, un fundoshi pouvait se porter sous des vêtements traditionnels. Il ne s’agit pas pour autant d’un accessoire obligatoire de tous les kimonos actuels. Retrouvez notre article sur le kimono et ses accessoires traditionnels pour replacer ce vêtement dans un ensemble plus large.
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