La comptabilité (会計, kaikei) au Japon est un domaine fondamental tant pour les entreprises que pour les particuliers, en particulier pour les étrangers qui prévoient d’ouvrir une entreprise ou de régulariser leur situation fiscale dans le pays. Comprendre le fonctionnement du système comptable japonais est important pour éviter les problèmes juridiques et garantir la réussite financière.

Comment fonctionne la comptabilité au Japon

Au Japon, toutes les entreprises et de nombreux travailleurs indépendants sont tenus de tenir des registres détaillés des revenus et des dépenses. Le système suit les normes internationales, mais avec des exigences locales du gouvernement japonais (J-GAAP). L’année fiscale va généralement du 1er avril au 31 mars, mais certaines entreprises choisissent une autre période lors de l’ouverture de leur CNPJ japonais (houjin).

Le processus comptable exige le stockage des reçus, des factures et des rapports de mouvement financier. Les déclarations fiscales sont obligatoires tant pour les particuliers que pour les personnes morales. Le remplissage et la soumission de ces déclarations peuvent être effectués personnellement, en ligne, ou par le biais d’un comptable enregistré. La bureaucratie et la langue rendent ce processus difficile pour les étrangers, en particulier pour ceux qui ne maîtrisent pas le japonais.

Ce que fait un comptable au Japon

Le comptable au Japon est appelé zeirishi (税理士), un professionnel réglementé et enregistré. Le zeirishi peut offrir :

  • Élaboration de bilans et de rapports financiers ;
  • Préparation et envoi de déclarations fiscales ;
  • Conseils fiscaux ;
  • Aide à la création d’entreprises ;
  • Planification fiscale ;

La plupart conseillent également sur les impôts locaux, sociaux et les procédures pour les étrangers.

Comment chercher et engager un comptable au Japon

Pour engager un comptable, la voie la plus courante est de rechercher des recommandations dans des groupes d’expatriés, des associations d’entreprises et des chambres de commerce, y compris celles qui s’adressent aux Brésiliens. Des plateformes en ligne comme Zeirishi.com permettent la recherche par région, domaine d’activité et langue.

De plus, il est possible de chercher directement des cabinets comptables (会計事務所, kaikei jimusho) dans votre ville en utilisant Google Maps ou des sites spécialisés. Les cabinets internationaux ont généralement des professionnels qui parlent anglais, chinois et même portugais, mais facturent généralement plus cher. Normalement, le premier contact implique de présenter des documents comme le registre de l’entreprise, une preuve de résidence et des relevés bancaires.

Combien coûte un comptable au Japon

La valeur du service d’un comptable dépend de la taille du client et de la complexité des services. Pour une déclaration annuelle de particulier, le coût varie entre 10 000 et 40 000 yens. Les micro-entreprises et les travailleurs indépendants paient généralement de 10 000 à 30 000 yens par mois pour des services de base.

Pour les plus grandes entreprises ou les entreprises avec de nombreux employés, le coût peut dépasser 50 000 yens par mois, variant selon les besoins et la quantité de documentation. Les consultations ponctuelles, pour résoudre des doutes ou obtenir des orientations spécifiques, coûtent à partir de 5 000 yens par intervention.

Il est important de rappeler que le service dans d’autres langues peut augmenter la valeur facturée. Les services spéciaux, comme la création d’entreprise, la planification fiscale ou l’audit, sont cotés séparément.

Vocabulaire essentiel de comptabilité en japonais

Pour vous aider à comprendre les documents fiscaux ou à engager un comptable au Japon, nous allons partager ci-dessous une liste de vocabulaire essentiel pour la comptabilité en japonais :

  • 会計 (kaikei) – Comptabilité
  • 税理士 (zeirishi) – Comptable
  • 会計事務所 (kaikei jimusho) – Cabinet comptable
  • 所得税 (shotokuzei) – Impôt sur le revenu (particulier)
  • 法人税 (hōjinzei) – Impôt sur les sociétés
  • 消費税 (shōhizei) – Taxe sur la consommation (équivalent de notre TVA/TPS)
  • 源泉徴収 (gensen chōshū) – Retenue à la source
  • 青色申告 (aoiro shinkoku) – Déclaration bleue (régime fiscal simplifié pour les indépendants/entreprises)
  • 白色申告 (shiroiro shinkoku) – Déclaration blanche (autre régime fiscal)
  • 貸借対照表 (taishaku taishohyou) – Bilan
  • 決算書 (kessansho) – Rapport financier
  • 請求書 (seikyūsho) – Facture
  • 見積書 (mitsumorisho) – Devis/proposition
  • 領収書 (ryōshūsho) – Reçu
  • 収入 (shūnyū) – Revenu
  • 支出 (shishutsu) – Dépense
  • 確定申告 (kakutei shinkoku) – Déclaration de revenus
  • 相談 (soudan) – Consultation
  • 扶養控除 (fuyō kōjo) – Déduction pour personne à charge
  • 社会保険 (shakai hoken) – Assurance sociale
  • 年末調整 (nenmatsu chōsei) – Ajustement fiscal de fin d’année
  • 経費 (keihi) – Dépense déductible
  • 納税 (nōzei) – Paiement de l’impôt

Conseils et précautions

  • Vérifiez toujours si le comptable est bien enregistré (il existe un registre public).
  • Conservez tous les reçus et justificatifs.
  • Si vous ne parlez pas japonais, cherchez un comptable bilingue (cela peut coûter plus cher, mais évite les problèmes).
  • Le délai pour soumettre la déclaration de revenus est généralement jusqu’au 15 mars.
Kevin Henrique

Kevin Henrique

Expert en culture asiatique avec plus de 10 ans d’expérience, spécialisé sur le Japon, la Corée, les animes et les jeux vidéo. Écrivain autodidacte et voyageur passionné par l’enseignement du japonais, les conseils touristiques et l’exploration d’anecdotes profondes et captivantes.

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