Sur la couverture, Konata Izumi, cheveux bleus et uniforme de lycée, croque un cornet au chocolat. Dans Lucky☆Star, la conversation qui suit porte sur le bout par lequel on commence : tête chenille ou tête coquillage. Une scène minuscule, et déjà tout le ton de cette liste.
Le Japon adapte mangas, romans et jeux à un rythme qui laisse passer des idées tenues en une phrase. La liste mélange des chefs-d'œuvre et des gags assumés. Plusieurs titres ci-dessous restent indispensables. D'autres visent le ridicule comme un sport. D'autres encore empilent les clichés d'école jusqu'à ce que le pitch craque tout seul.
Les animes ridicules et stupides
Nisekoi — Raku, fils de yakuza, cuisine mieux que toute la classe et cherche encore la fille d'une promesse d'enfance. Forcé de sortir avec Chitoge, héritière d'un clan rival, il croise plusieurs candidates au médaillon. Le harem scolaire part d'un pacte mafieux. EXCELLENT !
Tengen Toppa Gurren Lagann — Un anime de combat aux robots déjà bizarres, qui finit par déchirer l'espace et se battre avec des galaxies. Ne vous laissez pas tromper : c'est le meilleur anime que j'ai vu de ma vie. Super exagéré, et il fait pleurer n'importe quel dur à cuire. PARFAIT !
Saint Young Men (Les Vacances de Jésus et Bouddha) — Jésus et Bouddha louent un appartement à Tachikawa, en banlieue de Tokyo, et tentent de passer incognito. Les auréoles s'allument au supermarché, l'eau du bain public devient du vin. Le gag tient tout le manga.

Ben-To — Chaque soir, les bentō à moitié prix déclenchent une guerre dans les supermarchés. Chiens, loups, club du demi-tarif : Yo Satō découvre que dîner avec un petit budget ressemble à un tournoi.
Hataraku Maou-sama — Le Roi-Démon Satan atterrit à Tokyo sans magie et prend un job chez MgRonald's, pastiche de McDonald's, à Hatagaya. Conquérir le monde attend ; d'abord les horaires et le Big Mig.
Kakumeiki Valvrave — Les Magius se nourrissent en mordant, comme des vampires, et l'armée de Dorssia a une esthétique militaire germanique. Des lycéens pilotent des robots géants nés d'une technologie presque magique. Le résumé sonne faux ; l'anime assume.
Outbreak Company — Un otaku se retrouve dans un monde isekai et décide d'y exporter la culture otaku auprès des elfes et des dragons. La diplomatie, ici, passe par les figurines.
Yuri Kuma Arashi — Deux ours se transforment en filles et entament une relation yuri avec une humaine qui déteste les ours. Kunihiko Ikuhara pousse le symbole jusqu'à l'absurde volontaire.
Akikan! — Les canettes de soda se transforment en filles moe et se battent pour prouver quelle boisson gagne. Acier contre alu, littéralement.

Midori no Hibi — Un garçon solitaire se réveille avec sa main droite transformée en fille, Midori. Le reste du corps reste le sien. Le pitch tient dans cette phrase.
Sekkou Boys — Quatre bustes gréco-romains parlent, posent et tentent de percer comme groupe d'idols. Le marbre a une carrière.
Gintama — Un mélange fou de samouraïs, d'aliens et de personnages complètement à côté de la plaque. Comédie pleine de références, avec des arcs qui tiennent face aux grands shōnen. « Zura ja nai, Katsura da » donne le ton. CÉLÈBRE !
Quand le scénario dérape en cours de route
Samurai Flamenco — Ça commence comme un justicier amateur presque réaliste. Puis arrivent aliens, Power Rangers et monstres tueurs. La première partie est propre ; la suite assume le ridicule.
Bobobo-bo Bo-bobo — En l'an 300X, l'Empire Maruhage rase les crânes sans pitié. Bobobo combat les chasseurs de cheveux avec le poil du nez. Le gag ne redescend jamais.
Keijo!!!!!!!! — Des filles s'affrontent dans un cercle façon sumo, uniquement avec les fesses et les seins. Le titre a huit points d'exclamation, et ça suffit comme avertissement. ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Sakamoto desu ga ! — Un lycéen trop parfait dans chaque geste du quotidien, au point de rendre la classe jalouse. (Juste regarder.)
JoJo's Bizarre Adventure — Une bataille insensée entre une lignée d'hommes ennuyeux qui combattent vampires, nazis, dieux et criminels, avec des Stands, des poses et un style qui porte bien son nom.
Nazo no Kanojo X — Une romance étrange entre Tsubaki et Urabe autour d'un échange de salive devenu lien quotidien. L'étrangeté est le moteur, pas un accessoire.
Unko-san — Anime court dont le nom signifie Monsieur Caca : une fée-crotte sur une île, visible surtout des gens chanceux, qui veut rendre ses amies heureuses.
The Qwaser of Stigmata — Des guerriers contrôlent un élément du tableau périodique. Ils rechargent cette force en absorbant le soma à la poitrine de leurs partenaires. Le sérieux du combat et le gag visuel avancent ensemble.
Le test est simple : si le pitch, dit à voix haute, fait rire avant l'épisode 1, la série a sa place ici. D'autres idées du même calibre existent ; celle qui transforme n'importe quel objet en fille moe reste un sport national. Si un titre vous revient, posez-le en commentaire — le catalogue n'a jamais prétendu être fermé.
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