Si vraiment vous voulez entrer dans le monde des mangas — et pas seulement en tant que fan — vous devez aller au-delà du talent. La technique compte ? Bien sûr. Mais ce qui façonne vraiment un artiste, c’est la pratique constante. Et ici, deux instruments peuvent changer la donne : le sketchbook et le croquis. Ils ne sont pas seulement des cahiers ou des esquisses. Ils sont votre base d’entraînement, de création et d’évolution.
Vous n’avez pas besoin d’avoir la meilleure histoire du monde ou le trait le plus propre de la planète. Vous devez, oui, apprendre à enregistrer des idées rapidement et à vous entraîner de manière intelligente. Et c’est ce que nous allons explorer dans cet article. Si vous débutez, ou même si vous dessinez depuis un certain temps mais que vous sentez que quelque chose bloque votre évolution, cette lecture est pour vous.
Table des matières
Qu’est-ce qu’un sketchbook et pourquoi devriez-vous en commencer un maintenant ?
Pensez au sketchbook comme une extension de votre esprit créatif.
C’est, essentiellement, un cahier de brouillons, d’idées en vrac, de tests, d’expériences et même de décharges visuelles. Mais ce qui rend le sketchbook spécial, c’est la liberté totale : il n’y a pas de bon ou de mauvais là-dedans.
Vous pouvez dessiner des personnages, pratiquer des poses, noter des concepts, gribouiller des expressions faciales ou même écrire des dialogues. Il n’a pas besoin d’être beau. Il doit être utilisé. Tous les jours, si possible.
De nombreux artistes professionnels gardent leurs premiers sketchbooks avec affection. Et vous savez pourquoi ? Parce que c’est là qu’on peut voir, de manière concrète, l’évolution dans le trait, la créativité et le style personnel.
Conseils pratiques pour bien utiliser votre sketchbook :
- Choisissez un modèle qui vous plaît : il peut être simple, petit ou à couverture rigide — l’important est que vous ayez envie de l’ouvrir.
- Utilisez-le sans pitié : n’attendez pas le moment idéal et n’essayez pas de faire de « l’art parfait ». Le sketchbook est un lieu pour se tromper.
- Notez des idées : il n’est pas toujours possible de tout dessiner sur le moment, alors écrivez des descriptions rapides, des scènes ou des noms de personnages.
- Relisez vos anciens brouillons : parfois, une idée oubliée peut devenir quelque chose d’incroyable des mois plus tard.
Si possible, en avez plusieurs : un pour les études, un autre pour les projets personnels. Mais pour commencer, un seul change déjà tout.

Croquis : le secret pour capturer des idées à la bonne vitesse
Si le sketchbook est le lieu, le croquis est la technique.
Le croquis est un dessin rapide, fait pour enregistrer une idée de manière basique, sans détails. Il sert à esquisser des poses, des mouvements, des scènes ou des compositions avant de mieux travailler dessus. C’est la première étape visuelle d’un projet.
Imaginez cela : vous êtes dans le métro, et une idée de personnage vous frappe de nulle part. Le design apparaît entier dans votre tête, avec cheveux, vêtements et attitude. Mais si vous ne l’enregistrez pas tout de suite… c’est perdu.
C’est là que le croquis intervient. Prenez le sketchbook, faites quelques traits simples avec des formes géométriques, enregistrez l’essence. Ensuite, vous raffinez.
Comment faire des croquis de la bonne manière :
- Commencez avec des formes basiques : cercles, rectangles, triangles — tout simplifié.
- Évitez les détails : l’accent est sur la pose, la proportion et l’attitude générale.
- Utilisez des références : vidéos, photos, scènes d’anime, jusqu’à ce que vous ayez de la fluidité dans le trait.
- Entraînez la vitesse : imposez une limite de temps pour chaque croqui — 1 à 5 minutes, au maximum.
Les croquis sont comme une chauffe pour le cerveau et la main. Plus vous en ferez, plus votre création deviendra naturelle.

Sketchbook et croquis ensemble : Le combo évolution
Ces deux outils se complètent parfaitement. Le croquis est la graine de l’idée, et le sketchbook est le terrain où elle pousse. L’un nourrit l’autre.
Et plus : tous deux vous aident à développer quelque chose d’essentiel pour tout artiste — la discipline créative. Parce que l’inspiration est géniale, mais elle n’apparaît pas tous les jours. En revanche, l’habitude de pratiquer, même sans être « dans le mood », celui-là transforme un débutant en artiste constant.
Vous remarquerez que beaucoup de vos meilleurs dessins naissent d’esquisses improvisées. Les idées surgissent peu à peu, et en regardant en arrière, au milieu des pages griffonnées, vous trouvez votre voix.
Faut-il dépenser beaucoup ?
Vous pouvez acheter des sketchbooks tout faits dans des papeteries ou en ligne, avec des prix entre 10 et 150 reais, selon la marque et la finition. Mais on peut aussi fabriquer le sien avec des feuilles communes et une couverture artisanale. Ce qui compte, c’est de commencer.
Et concernant les matériaux ? Un crayon ordinaire et une gomme suffisent pour les croquis. Plus tard, vous pouvez essayer le pinceau chinois, les marqueurs, les crayons de couleur, etc. Mais le de base permet déjà bien plus qu’il n’y paraît.
N’attendez pas le bon moment
Il n’existe pas de « formule japonaise secrète » pour devenir mangaká. Mais il existe l’engagement de dessiner, d’esquisser et de se tromper. Encore et encore.
Le sketchbook et les croquis sont la base silencieuse derrière chaque artiste que vous admirez. C’est là que les erreurs se transforment en technique, et les idées en projets.
Alors commencez aujourd’hui. Prenez n’importe quel vieux cahier, faites votre premier croquis maladroit, et allez de l’avant. Chaque page dessinée est un pas de plus vers votre propre style — et qui sait, vers votre premier manga.


Laisser un commentaire